Un peu d' histoire...

Les premiers habitants de Bramans ne se sont pas établis dans le village actuel mais de préférence sur les hauts plateaux ou sur les flancs des coteaux pour ne pas avoir à craindre des ravages des torrents, ni de l'atmosphère malsaine des marécages formés par le recul des grands glaciers. La nature marécageuse d'une partie de Bramans se retrouve dans l'appellation du hameau du Verney, en latin "Vernetum", lieu planté de Vernes qui aiment beaucoup l'humidité. Les sommets de Bramans en particulier le hameau de St Pierre d'Extravache auraient été les premiers lieux habités de Bramans

 

L‘étymologie du nom de Bramans est assez difficile à déterminer. Les Bramovices qui habitant précisément notre pays, lui auraient donné le nom de Bramans. Passage d’hommes illustres, Bramans a été de tout temps en relation étroite avec ses voies de communication, en particulier avec celle qui, de temps immémorial jusque vers la fin du XIIe siècle, reliait la Maurienne au Piémont en passant par son principal village en poursuivant dans la vallée du Planay.

 

Après le passage d’Hannibal et sa troupe en 218 avant J.C, en passant par les papes, ce fut Charlemagne en 773 et Napoléon Bonaparte en 1800. De tout temps les habitants de Bramans sont passés par les cols frontaliers du Clapier, d’Ambin, d’Etache pour le commerce du bétail et la contrebande du sel, du tabac, des allumettes ou aller chercher du riz et autres denrées que l’on trouvait plus facilement en Italie.

 

Bramans fut autrefois métropole avant l’ère chrétienne et cela prit fin au début du XIIIe siècle. Sa prospérité pendant cette période fut momentanément stoppé par les invasions des Sarrasins au VIIIe siècle et vers 926. Il est possible qu’a ce moment le village atteignait et même dépassait le nombre de 2000 habitants. Bramans avait un dispensaire communément appelé hôpital ou étaient soignés les malades et les accidentés de la route. L’activité de cet hôpital interrompue pendant les invasions sarrasines à trouvé son point d’apogée à partir de l’année 1554 pour se terminer vers 1830.

 

C’est au lieu dit Saint-Pierre Extravache que fut fondée la première chrétienté de Maurienne et son église en partie détruite date du XIe siècle. Les familles Amabert, Symond, Antelme peintres-sculpteurs réputés de l’Age baroque œuvrait à Bramans en réalisant des œuvres maitresse et de valeur. L’ingénieur anglais Fell réalisa en 1866 son chemin de fer spécial de montagne pour traverser la vallée de la Maurienne à celle de Suse passant à 2082 m d’altitude avec une gare à Bramans. Ce chemin de fer ne fonctionna que trois ans et demi et la gare due fermer son guichet en novembre 1871.

 

Avec les guerres Bramans fut souvent occupé par l’armée. En particulier pendant la période Sardes par les troupes françaises, par les Espagnols pendant la guerre de succession d’Espagne, par les Italiens et les allemands pendant la guerre de 1939 à 1945.

À la fin de l’année 219 avant J-C, ce général carthaginois quitte l’Espagne avec son armée de 50 000 fantassins, de 9 000 cavaliers et 37 éléphants (60 000 fantassins et 11 000 cavaliers selon Polybe) et traverse les Pyrénées puis les Alpes pour gagner le nord de l’Italie. Le général HANNIBAL BARCA remporte alors une série de victoires sur les légions romaines (les Romains sont défaits lors de la Bataille du Tessin), mais sans arriver à prendre la ville de Rome.

 

Quelques dates importantes...

 

2000 Avant J.-C : Premières traces d'habitat permanent dans les alentours de Bramans (grotte de la Balme Sollières Envers) qui se révèlent au travers des trouvailles archéologiques : haches polies en serpentine, gaine de hache, poteries diverses, vases,...

218 avant J.-C : C'est à cette époque que selon certains historiens qu'ANNIBAL aurait franchi les Alpes par le Col Clapier pour aller combattre les romains avec son armée. Epoque romaine : Bramans conforte son rôle de commune de passage avec les travaux entrepris par les romains pour viabiliser les liaisons transalpines. On trouve le premier lieu de culte chrétien à St Pierre d'Extravache dès le Ier siècle après JC et la première église dès le IIème siècle.

 

Epoque carolingienne : Pépin le Bref, Charlemagne franchissent, à partir de Bramans, plusieurs fois les alpes pour aller combattre les lombards. Les hordes barbares (Burgondes, Huns, Sarrasins) défilent par la route de St Pierre d'Extravache jusqu’aux XIIIème siècles.

 

1400 - 1650 La peste sévit à Bramans une première fois de 1472 à 1478, une deuxième fois de 1545 à 1598 avec des périodes de rémission et une troisième fois en 1630. Cette année là, on dénombre 100 victimes pour 704 habitants dans la commune. A cette époque, on trouve également un hôpital dans le village. 1690 - 1696 Occupation de Bramans par les troupes françaises (la Savoie est alors Sarde) pendant la guerre de Louis XIV contre le duc de Savoie Victor Amédée.

1789 -1795 En septembre 1792, les armées de la République envahissent la Savoie. Des combats violents ont lieu sur les sommets de Bramans entre les troupes françaises commandées par le général Sarret et les troupes sardes établies au Petit MontCenis

6 mai 1860 Annexion de la Savoie à la France.

 

22 juin 1940 Après la déclaration de guerre de l'Italie à la France le 10 juin, les troupes italiennes entrent dans Bramans à la faveur d'une retraite stratégique des troupes françaises. S'en suivra l'occupation allemande à partir de septembre 1943 jusqu'à la "libération" du 14 septembre 1944. Les derniers foyers de résistances des troupes allemandes persisteront jusqu'aux terribles combats du Mont Froid en Avril 1945.

 

1957 Pendant 3 jours du mois de Mai 1957, des pluies tombent sans discontinuer. Il en résulte de graves inondations à Bramans ainsi que dans toute la Haute Maurienne.

 

1962-1968

Construction du barrage du Mont Cenis et des galeries souterraines à Bramans. Cette construction permet au village de se doter d'un réseau très envié de chemins forestiers.

 

Les Sapeurs Pompiers : Le 6 mai 1860, le duché de Savoie est rattaché à la France à la suite du plébiscite du 2 avril 1860. Sous le gouvernement sarde, toutes les communes avaient organisé une Garde nationale. La commune de Bramans avait la sienne, composée de volontaires du pays, avec armement et uniformes personnels et facultatifs. Cette faction de la Garde nationale était commandée par un capitaine, nommé par ses pairs. La commune alors, ayant fait l'acquisition d'une pompe, et en ayant donné la garde et l'entretien à la Compagnie, les membres composant celle-ci décidèrent de s'équiper identiquement selon le système sarde.

Un certain nombre d'entre eux, dont les parents, avaient suivi le grand Empereur et avaient ramené de leurs campagnes leur uniforme, formèrent une section de sapeurs que l'on voit encore évoluer de nos jours, les attributs ayant été transmis de père en fils.

 

L'annexion venue, la Garde nationale fut dissoute et ses membres prirent le nom de Sapeurs pompiers.

Par la suite, un décret du 29 décembre 1875 prescrivant l'organisation de sapeurs pompiers dans toute la France, trouva ainsi à Bramans une compagnie toute organisée.

 

Le Pain Bénit : Jusqu'à la guerre de 1914-1918, du pain bénit était distribué à la messe chaque dimanche. Cette coutume, que l'on retrouve en France dès le VIIIème siècle, au temps de Charlemagne, s'introduit peu après en Maurienne. A tour de rôle, chaque famille apportait à l'église, le dimanche matin, un pain de seigle, remplacé plus tard par une ou deux miches de pain blanc. Déposé dans une serviette sur la table de communion, le pain était bénit par le prêtre, puis partagé après le sermon.

A certaines solennités, notamment lorsque des corps de métiers célébraient leur fête annuelle, le pain gagnait en quantité et en qualité. Mais c'est surtout le 15 Août, à l'occasion de la fête patronale de la paroisse dédiée à l'Assomption de la Sainte Vierge, que le pain revêtait une importance particulière.

 

Ce n'étaient plus une ou deux miches mais de larges couronnes superposées et de nombreux petits pains ronds appelés "micons", le tout soutenu par un échafaudage en bois formant une tour pyramidale surmontée d'une croix en pain, garnie de rubans et de fleurs du pays. Cette tradition du pain bénit perdure encore de nos jours à Bramans chaque 15 Août. Ce jour là, un groupement de Bramans ou du hameau du Verney se charge de la confection de ce pain bénit et de sa décoration, demandant un long travail à l'équipe qui s'en est chargée.

 

La fête patronale du 15 Août La fête patronale du 15 Août commence, dès le matin 7h, par le réveil au clairon du village, par des membres de la clique des Sapeurs pompiers.

 

Vient ensuite la revue par le Maire de la compagnie des Sapeurs pompiers. Selon que le groupe organisateur du pain béni appartient au "Chef-lieu" ou au Verney, cette revue a lieu au Verney ou sur la place de la Mairie de Bramans. Viennent ensuite le groupe porteur du futur pain bénit puis la population qui parcourt le chemin qui mène à l'église où le pain sera bénit lors d'une grande messe solennelle.

 

A la fin de la messe, le pain est partagé par l'assemblée, puis le cortège fait le tour du village.

A l'occasion, certaines femmes et certains hommes arborent leurs costumes anciens traditionnels, habits de dimanche et d’ours de fête au siècle dernier et spécifique au village. Viennent ensuite le groupe porteur du futur pain bénit puis la population qui parcourt le chemin qui mène à l'église où le pain sera bénit lors d'une grande messe solennelle.

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